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vendredi 31 août 2012

FCG vs SF : Les liens streaming


Voici les liens pour le match de ce soir opposant le Stade Français à Grenoble :

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mercredi 29 août 2012

Le MHR a lancé sa saison !



La victoire face à Clermont a soulagé Montpellier. Défait lors de la première journée au Stade français, le MHR a su se remobiliser pour faire patiner les Clermontois. Pour sa deuxième réception de rang, samedi face Agen, le club héraultais veut imposer sa force: "On n’a pas envie d’être une équipe moyenne, à chaque fois dans la réaction", clame le demi de mêlée, Julien Tomas, sur le site du club, au sortir de l’entraînement mardi. Car avant Clermont, la contre-performance à Charléty (16-32) avait mis en lumière les lacunes montpelliéraines. Tomas toujours: "Nous avions manqué d’engagement, de précision, d’envie". Trois valeurs que devraient porter haut les Agenais, encore orphelins de victoires après deux matchs à Armandie. Les conditions d’un match-piège sont réunies. Le demi de mêlée compare d’ailleurs ce match à ceux de l’an dernier contre Brive ou Bayonne, qui après des déconvenues dans leur antre, débarquaient sans complexe.
Galthié: " Quand on est une bonne équipe, on ne se relâche pas"
Le relâchement serait alors la pire chose qui puisse arriver aux Héraultais face à des Lot-et-Garonnais, mobilisés et vexés que les entraîneurs du Top 14 les aient condamnés au Pro D2 dans un récent sondage paru dans Midi Olympique. Le directeur du rugby, Fabien Galthié, fixe la ligne de bonne conduite: 
"Il faut essayer d’avoir un peu de continuité et ne pas toujours être performant sur la colère". Julien Tomas, qui devrait débuter sur le banc après la bonne prestation de Paillaugue à la mêlée, va plus loin: "On veut grandir, être constant dans la dimension mentale. Si on perd samedi, cela signifiera qu’on n’est pas invité à jouer le haut de tableau". 
Si la tendance est au calme à Yves-du-Manoir, la rigueur et la détermination transpirent dans les propos montpelliérains. Galthié envoie ainsi un message lapidaire: "Quand on est une bonne équipe, on ne se relâche pas". Des propos peu rassurants pour des Agenais qui ne pourront pas compter sur une défaillance mentale des barragistes de la saison dernière.
Rugbyrama.fr

Agen reste confiant malgré les résultats


La panique n’a pas encore gagné Agen. Malgré deux défaites à domicile en deux rencontres depuis le début de la saison, le SUA se veut résolument positif pour la suite. A commencer par son directeur du rugby, Philippe Sella. « Je n'ai aucune inquiétude par rapport à ce qu'ont montré les joueurs sur le terrain, assure l’ancien ailier international français dans des propos rapportés par Sud-Ouest. Il ne manque que la victoire qui aurait pu valider tout le travail et les changements. On sent de l'ambition dans le contenu. Mais on n'est pas dans une période de réussite. Même si les joueurs ont fait plaisir à beaucoup de monde et que je suis fier d'eux parce qu'ils ont beaucoup entrepris, la chance n'est pas avec nous. » Contre Biarritz samedi dernier (19-25), comme face au Racing-Métro la semaine précédente (20-24), les Lot-et-Garonnais n’ont pas été en réussite. Incapables de concrétiser leurs temps forts, punis sur chacune de leurs erreurs défensives, ils ont payé cash le moindre de leurs errements.

Selon le staff, certaines décisions arbitrales leur ont aussi été défavorables. 

« On nous a enlevé quelques moments de bonheur parce que l'humain peut se tromper, précise-t-il, en pensant surtout à la défaite contre le BO. Je ne focalise pas sur l'arbitrage, mais il y a des faits de jeu bien réels. C'est gros, surtout à la maison. Ce sont des faits qui ne sont pas sujets à polémique. Nous avons été arbitrés comme une petite équipe. » Forcément frustré par la situation comptable de son équipe, douzième avec seulement deux points au compteur, les Agenais ne veulent pas renoncer à leurs ambitions de jeu. Quitte à mourir avec leurs idées. 
« Pourquoi revenir à quelque chose de plus minimaliste ? Les interrogations n'existent que par les résultats mais pas par rapport à ce qu'on a vu sur le terrain. Il ne nous manque que des victoires car les joueurs ont bien assimilé le projet et sont demandeurs. Il faut encore améliorer la maîtrise dans l'organisation. Mais on croit en leur capacité à développer leurs compétences pour avoir le meilleur rendement collectif possible. »

Portés par une volonté de jouer, parfois à outrance, les entraîneurs sont convaincus d’être sur la bonne voie. Ils ont toujours le soutien de leurs joueurs, séduits par le projet.

 « On croit tous en ce qu'on fait à 200 %, assure Jalil Narjissi. Il n'y a aucun doute dans nos têtes. On voit que cela nous fait avancer. Mais quand on a le match en main, il faut savoir le tuer. J'ai confiance en mon staff et mes coéquipiers. J'espère qu'on va très vite récupérer tous les blessés mais il faut continuer dans cette direction, ne pas douter, croire en ce qu'on fait et ça paiera. » Au club depuis 2004, le talonneur marocain a tout connu avec le SUA. Il refuse de comparer la situation actuelle avec celle de la saison 2010-11, où les Agenais n’avaient remporté qu’une seule victoire lors des dix premières journées. « À l'époque, on ne savait pas où on en était. Là, je suis confiant, je sais qu'on va y arriver. Samedi, on ne va pas aller à la plage à Montpellier. On va y aller sans se poser de questions, sans pression négative, et jouer à fond. C'est à l'extérieur qu'on construit des équipes. » Et qu’on rattrape les points perdus à la maison. 

Boudjellal attaque et répond


Une affaire qui ne cesse de faire du bruit. L’intrusion de Bernard Laporte dans le vestiaire des arbitres à la mi-temps de la rencontre entre le Racing-Métro et Toulon samedi dernier continue de susciter des réactions. Après Jacky Lorenzetti et Guy Novès, qui se sont étonnés publiquement du comportement de l’ancien sélectionneur du XV de France, Mourad Boudjellal y est allé de son commentaire. Le président du RCT a bien entendu pris la défense de son manager. Il a expliqué que son geste était surtout maladroit. « Bernard n'a jamais eu l'intention d'influencer l'arbitre, a indiqué Boudjellal, interrogé par La Provence. Sans savoir s'il enfreignait le règlement, il est juste allé dire à l'arbitre que si le geste du Racingman (Dimitri Szarzewski) était volontaire, Toulon porterait réclamation, alors que pareille démarche doit être entreprise auprès du délégué de match. Ça s’arrête là. » Cette version des faits, Laporte l’avait déjà défendu sur les ondes de RMC

Se défendant d’avoir voulu exercer une quelconque pression sur les arbitres, il a surtout été choqué par l’état de l’oreille droite de Chris Masoe, piétinée malencontreusement par Szarzewski. « J’ai failli vomir tellement c’était affreux. Et ça m’a agacé. On s’est un peu énervé pour rien mais je ne suis pas allé voir l’arbitre pour lui parler de technique ou de fautes. J’ai été le voir pour lui dire qu’on allait porter réclamation. Ce n’était pas du tout pour influencer l’arbitre. (…) L’arbitre s’occupe du jeu et de faire respecter les règles. Mais on n’a pas le droit donc il ne faut pas le faire, point à la ligne ». Son entrée dans le vestiaire réservé aux officiels avait néanmoins éveillé la curiosité de Novès, qui ne s’en était pas caché. « A partir du moment où je ne m’autorise pas à aller mettre une forme de pression sur l’arbitre, si l’entraîneur adverse se le permet, ça m’interpelle, lâche l’entraîneur toulousain. On doit tous faire les mêmes efforts, même si pour l’entraîneur c’est toujours très, très dur d’accepter certaines décisions. » 

Mais comme à son habitude, Boudjellal se fait cinglant dans sa réponse. Se gardant bien de citer des noms, le boss de Toulon fait référence à un épisode de la saison passée. « Moi, j’ai su qu'un entraîneur a pénétré dans le vestiaire de l'arbitre pour influer directement sur une décision. Du coup, le carton rouge qui avait été infligé à son joueur s'est étrangement transformé en jaune... » Il évoque par cette phrase aux contours policés le match de la dernière journée de la phase régulière du championnat entre Toulouse et Montpellier. Yoann Maestri et Mamuka Gorgodze avaient écopé chacun d’un carton rouge lors de la rencontre. Mais l’arbitre avait modifié sa sanction dans son rapport final et les deux joueurs avaient ainsi pu disputer les phases finales. Souvent à contre-courant de l’opinion générale, il défend aussi les arbitres, très critiqués depuis le début de la saison. Si Boudjellal avait assuré qu’il se ferait plus discret dans les medias, il ne manque jamais une occasion de défendre son club. Sur ce plan-là, il ne changera certainement jamais.

mardi 28 août 2012

Jerry Collins se confie pour Team Rugby-Actus !


Jerry Collins, ancien troisième ligne aile de la célèbre équipe des All Blacks, est actuellement au Japon et dispute le Top League Japonnais. Depuis 2008 Jerry Collins a connu trois clubs,en 2008 il a rejoint le Rugby club toulonnais avec un contrat de trois ans à la clé. Mais en 2009 il rejoint les Ospreys puis en 2011 part jouer au Japon avec le Yamaha Júbilo.

Contacté il y a quelques jours, il nous a répondu entre ambition, retour sur les All Blacks voici une interview pleine de sincérité et de simplicité : 

Bonjour Jerry comment vas-tu ? La reprise avec Yamaha Jubilo s'est bien passée ?

Bonjour, oui ça va très bien, la reprise s'est bien passée malgré que je me suis blessé. Je me suis tordu la cheville le week-end dernier et je pense être indisponible trois à quatre semaines.. 
Mais au club, les choses sont bonnes, tout se passe bien ici sur la côte est du Japon.

Tu es arrivé l'an dernier au club Japonnais, comment te sens-tu ? Le Japon te plaît ?

Je suis arrivé dans ce club il y a un an après avoir passé deux bonnes saisons avec les Ospreys, je suis partis d'Angleterre à cause de problèmes administratifs au club. La récession qui frappe l'Europe, frappe aussi les clubs de sports et le club n'avait rien ou quasiment rien pour se restructurer. 

J'ai donc pensé que partir au Japon était la meilleure chose pour moi malgré que le club Gallois de Swansea m'est proposé un nouveau contrat. D'ailleurs je suis très reconnaissant envers le club des Ospreys et envers les dirigeants. 

J'ai apprécié mon séjour là bas, c'était un excellent endroit pour moi. Jouer pour ce club m'a permis de retrouver mon rugby que j'avais perdus depuis mon arrêt chez les All Blacks...

Le jeu au Japon est il différent de l'hémisphère Nord et de l'hémisphère Sud ? Les français connaissent peu le rugby Japonnais peux-tu nous en parler ?

Le rugby Japonnais est très rapide. Ici au Japon, on se base déjà sur l'organisation autour du club. C'est à dire que le club essaye de se structurer qu'avec des dirigeants Japonnais. Ensuite une fois le club structuré, le premier objectif est de privilégier la formation des jeunes. 

En termes de jeu, les Japonnais essayent de se calquer sur le modèle du "Super Rugby". Ce modèle se traduit par un rythme de jeu extrêmement rapide ou la mouvement de la balle est primordiale. 

Au Japon, il y a très peu de joueurs de l'hémisphère Nord, la plupart des joueurs viennent tous de l'hémisphère Sud, en provenance de Nouvelle-Zélande, Australie et des différentes îles.. D'ailleurs pour la petite anecdote j'ai retrouvé des joueurs que je n'avais pas revu depuis quatre ou cinq années ! Au club nous avons un jeune joueur français du nom de Patrice Olivier. Ça me fais drôle de me retrouver avec un français, ça me rappelle l'aventure à Toulon et je lui lance quelques phrases en français que je me souviens !  (rires) 

Tu évoques dans la question précédente ton aventure à Toulon. Tu y as passé une saison, suis-tu toujours les résultats du club ?

Oui je suis toujours les résultats du club, j'essaye de les regarder souvent. Pour moi à Toulon c'était une période très intéressante. Je suis heureux pour le succès qu'ils ont depuis quelques saisons ! 

Je suis juste déçu de ne pas avoir pu percer au club, de ne pas avoir pu pratiquer mon meilleur rugby et j'ai quelques regrets. J'aurais aimé faire partie de l'aventure de l'an dernier par exemple...

Mais... En regardant en arrière, je suppose que ce n'était pas ma meilleure année là bas. J'étais souvent blessé et je n'ai pas pris le temps de me soigner comme il le fallait.

Je me suis fait beaucoup de bons amis là-bas et j'ai vraiment adoré les gens et les supporters, l'esprit qu'ils avaient.. Le Pilou-pilou, le Stade Mayol m'ont marqué a vie !
Mais je suis déçus de certains supporters qui  pensent que je déteste Toulon et que je suis venus pour l'argent..

J'ai joué 22 matchs pour le club et j'ai eu une opération au genou au cours de la même saison. C'était une saison difficile pour moi, mais je n'ai jamais détesté cet endroit ou les supporters..

Que penses-tu sur les All Blacks? Ils sont champions du monde, intouchables lors des test matchs, comment sens-tu cette équipe? As-tu encore des contacts avec certains joueurs de l'équipe?

  J'étais vraiment heureux pour tous les Blacks et l'année dernière a été un moment spécial pour eux, les entraîneurs et les joueurs méritaient de remporter enfin un titre mondial depuis 20 ans ! Je parle encore à ceux avec qui j'ai joué comme Sonny Bill, Ma'a Nonu, Piri Weepu ou encore Dan Carter !

Beaucoup de nouveaux joueurs son arrivés et je ne les connais pas forcément. Lorque je reparle à certains de mes anciens coéquipiers c'est plus pour parler de ce que l'on devient chacun de notre côté, mais très peu rugby..

Pour terminer, un rapide mot pour les supporters français qui garde toujours un oeil sur toi ?


Pour les fans de Toulon j'ai envie de dire "Pilou-Pilou !"
Et puis je remercie beaucoup les fans français qui m'ont soutenu au fil des années.. 
J'ai encore quatre ou cinq ans a joué alors qui sait je pourrais peut être revenir en France et finir ce que j'ai commencé.. J'aimerais gagner le championnat français...
Tout peut arriver ...
 Je veux aussi dire à tous les supporters françaisde profiter de la saison à venir pour soutenir vos équipes respectives ! 

La Team Rugby-Actus remercie Jerry Collins pour avoir répondu à toutes ces questions ! 

Yachvili : Une opération qui s'est "bien passée"



Opéré d'une hernie discale mardi, Dimitri Yachvili, demi de mêlée des Bleus et du Biarritz Olympique, a indiqué sur son compte Twitter que l'intervention chirurgicale s'était « bien passée ».

Des nouvelles rassurantes pour Dimitri Yachvili. Opéré d’une hernie discale mardi, le demi de mêlée international français du Biarritz Olympique (31 ans, 61 sélections) a indiqué sur son compte Twitter que l’intervention chirurgicale s’était « bien passée ». Il devrait être éloigné des terrains durant environ trois mois.

Wilkinson comme cadeau de fin d'année?


L’avenir de Jonny Wilkinson en question. Sous contrat avec Toulon jusqu’en juin 2013, le demi d’ouverture anglais (33 ans) hésite quant à la suite à donner à sa carrière. Il pourrait raccrocher les crampons à l’issue de la saison, sa troisième sous les couleurs du RCT. Ou alors, il pourrait bien lever l’option incluse dans son bail et prolonger l’aventure pour une année supplémentaire. Et plus si affinités. Selon les informations de La Provencel’ancien de Newcastle devrait prendre sa décision d’ici au mois de décembre, après avoir déjà précisé qu'il souhaitait terminer sa carrière dans le Var. Il préfère prendre le temps de la réflexion avant de se prononcer définitivement. Une série de facteurs devrait entrer en ligne de compte dans son esprit, comme son état physique, la concurrence avec Frédéric Michalak pour une place de titulaire en numéro dix ou encore son niveau de jeu. Sur ce dernier point, « Wilko » s’est rassuré depuis le début de la saison.

Auteur de 21 points contre Perpignan en ouverture du Top 14 (15-21), l’ancien ouvreur du XV de la Rose (91 sélections) a confirmé samedi dernier sur le terrain du Racing-Métro, avec treize unités à son actif (21-23). Chez les Franciliens, il s’est aussi trouvé à l’origine des deux essais de son équipe et a confirmé son influence sur le jeu des siens. Il est redevenu régulier dans son rôle de buteur, avec un seul échec sur douze tentatives, en deux matchs. Il avait pourtant vécu une fin de saison dernière très compliquée dans l’exercice.Avant de régler la mire en demi-finales contre Clermont (12-15) et d’envoyer sa formation au Stade de France, le natif de Frimley avait traversé une sérieuse phase de doute. Très entamé physiquement, il enchaînait les ratés dans les tirs au but et ne pesait plus sur le jeu. Perdu sur le terrain, il ne gagnait plus ses duels, lui qui est pourtant réputé excellent défenseur. Mais Wilkinson sortait d’une saison longue et éreintante à tous les niveaux. 

Elle avait débuté dès le mois de juin, avec la préparation pour une Coupe du monde aux antipodes. Le maître à jouer de l’Angleterre était ensuite rentré meurtri de Nouvelle-Zélande, où son équipe avait failli sportivement (élimination en quarts de finale contre la France) et en dehors des terrains, où les polémiques s’étaient multipliées. Le contexte sera bien différent cette saison. Après de longues vacances, il sort d’une préparation pleine. Après avoir annoncé sa retraite internationale, il bénéficiera de plages de repos au lieu de partir en stage avec sa sélection. Enfin épargné par les blessures depuis plusieurs saisons, il dispose donc de tous les ingrédients pour réussir une grande saison. Mais de la cohabitation avec Michalak pourrait dépendre son avenir. Comme le précise La Provence, la date butoir fixée au mois de décembre n’est certainement pas anodine. Elle lui donne le temps de se situer dans le groupe avant de se prononcer.

L'Union retrouvé ?



" On a retrouvé l'Union" 
Camille Lopez s’en réjouit, Bordeaux-Bègles est redevenu une équipe vendredi dernier. Et comme par hasard, elle a retrouvé le goût de la victoire contre Perpignan à Chaban-Delmas, lui permettant de lancer véritablement sa saison (26-22). Une semaine plus tôt, les Girondins avaient vécu un calvaire. Auteurs d’une entame désastreuse, menés 0-17 après une douzaine de minute, et incapables de développer leur jeu, ils s’étaient inclinés d’entrée à domicile devant le promu Grenoble (28-29).Dans la semaine, Raphaël Ibanez avait mis ses hommes devant leurs responsabilités et attendaient une réaction d’orgueil de leur part. Il n’a pas été déçu. « Il faut tirer un grand mérite à tous les joueurs, lâche l’ancien international français. Ce qui nous a plu, c'est cette générosité contrôlée, malgré les situations parfois extrêmement difficiles, comme quand on est à treize contre quinze. Il y a cette forme d'intelligence aussi que l'on demande à des joueurs professionnels. » Efficaces en défense, retrouvés en attaque, ils ont rendu une copie propre, bien qu’encore largement perfectible. 

Mais ils ont surtout répondu aux doutes émis récemment sur leur capacité à rebondir. « On avait l’air de nous expliquer que sans certains bonhommes, on était perdu, souligne le président Laurent Marti. On n’a pas pris de leçon de rugby, au contraire. On a gagné la bataille de la touche, on a gagné la bataille stratégique. Surtout, et je le dis toujours, ce n’est pas un président ni un entraîneur qui fait un club, ce sont les joueurs. On a la chance d’avoir un groupe exceptionnel depuis trois ans, excessivement talentueux et avec un état d’esprit irréprochable. » Si cette solidarité et cette cohésion ont fait la force de l’Union ces dernières saisons, Ibanez a surtout apprécié la gestion du match par son équipe. « On a été capable aussi de maîtriser, de garder notre sang-froid malgré les fautes et les approximations. Ils sont restés dans le match. Au niveau de l'engagement, c'est l'ancien talonneur qui parle, ils ont gagné leurs duels. Du 1 au 15, voire même du 1 au 23, ils ont tous battu leur adversaire direct à un moment dans le match. »

Symbole de la maîtrise de sa formation, Camille Lopez a confirmé pourquoi il était régulièrement cité parmi les candidats potentiels à une place dans le groupe France dans les années à venir. Excellent dans le jeu au pied d’occupation, réaliste sur ses coups de pied, il a emmené ses partenaires dans son sillage. Il sait l’importance de cette victoire pour la suite. 
« Ce match va faire du bien au moral et à la tête de tout le monde, parce qu’on en avait besoin, explique l’ouvreur de l’UBB. Le groupe a montré qu’il était solidaire, qu’il avait des valeurs et que ça ne changeait pas de l’année dernière. On va s’accrocher jusqu’au bout. Les joueurs ont été admirables de générosité, de courage et de solidarité, résume Ibanez. Ça ressemble vraiment à du rugby, ça ressemblait vraiment à une équipe et les joueurs ont fait honneur à ce stade mythique de Chaban-Delmas. » Une enceinte où les Girondins évolueront huit fois cette saison. Mais pour assurer le maintien, voire pour viser plus haut, il faudra aussi aller chercher des points ailleurs. Et pourquoi pas sur le terrain du Racing-Métro dès samedi prochain. Si l’Union poursuit dans cette voie, tout redevient possible.

L'USAP en crise?



Une révolution pour rien ? A l’issue d’une saison plus que moyenne ponctuée par une fin de championnat catastrophique et une bien triste onzième place, l’USAP a décidé de tout chambouler cet été. Une vingtaine de départs, un nouveau staff, un nouveau coach… Mais après deux journées de championnat, l’électrochoc se fait toujours attendre. Après une défaite logique et plutôt encourageante face à l’ogre toulonnais en ouverture du Top 14, le club catalan a chuté face à Bordeaux-Bègles (26-22) au Stade Chaban-Delmas. Une défaite qui n’a pas vraiment plu à Marc Delpoux : « Autant contre Toulon je n’étais pas excessivement inquiet parce que j’avais vu ce que je voulais voir face à une équipe qui nous était certainement supérieure, a confié l’entraîneur perpignanais à l’issue de la rencontre. Mais là, je suis un peu plus inquiet. Les Bordelais méritent de gagner. Bravo à eux, ils méritent leur victoire, ils en avaient plus envie. Ils étaient chez eux, ils avaient perdu une fois déjà et avaient une pression excessive. Ils ont mis beaucoup d’envie de volonté, de générosité… Il nous a manqué tout ça.» Des valeurs que l’ancien entraîneur de l’UBB est justement censé apporter dans son nouveau club.
Malgré les deux points de bonus défensifs glanés, l’USAP se retrouve déjà dans la zone rouge. De quoi raviver le spectre de la fin de saison dernière pour Bertrand Guiry, même si le flanker catalan a quelques raisons d’espérer : « Il va falloir qu'on grandisse vite sinon on va passer une année de merde, reconnaissait le joueur dans L’Indépendant. Et il est hors de question que ça se passe comme l'année dernière. Heureusement, beaucoup de joueurs ne l'ont pas vécu. Pour eux, ça ne veut rien dire et cela va nous aider. Je suis beaucoup plus confiant, il y a des bonnes choses. On arrive à créer des déséquilibres, ce qu'on n'arrivait pas forcément à faire l'année dernière. » Et pour s’en sortir, le troisième ligne compte bien s’appuyer sur son expérience des moments difficiles : « Malheureusement, on commence à avoir de l'expérience dans ce domaine. On sait que ça bascule vite dans le grave. Bien sûr, ça va être compliqué, donc, on doit vite réagir. Il va falloir jouer tous les matchs à fond et ramener le plus de points. S'il y a une chose à ne pas faire, c'est lâcher notre projet de jeu qui, malgré tout, commence petit à petit à porter ses fruits. Ce n'est pas suffisant mais on est sur la bonne voie. »
Car, comme en témoigne le score, la rencontre face à l’UBB s’est jouée sur des détails. Dans un match très haché (33 pénalités, 4 cartons jaunes), les Catalans se sont notamment montrés incapables de gérer leurs période de supériorité numérique : « Notre indiscipline et nos imprécisions me gênent, s’agace Delpoux. Quand tu as deux grosses occasions à 15 contre 13 et que tu fais des fautes stupides, c'est le cocktail parfait pour perdre à l'extérieur. » Un manque de maîtrise qui s’explique avant tout par un manque de sérénité au sein d’une équipe qui se cherche encore après les chamboulements de l’été : « Il ne nous manque pas grand-chose, mais en même temps, c'est le plus difficile, a déclaré l'entraîneur des trois-quarts, Patrick Arlettaz, dans les colonnes de l’Indépendant. Il faut laisser à cette équipe le temps de vivre ensemble pour qu'elle se construise. Mais on est tous conscient qu'on est en Top 14 et que ça va très vite. Il ne faudra pas attendre trop longtemps. » Car la troisième journée se profile déjà le week-end prochain avec un nouveau rendez-vous compliqué à gérer face à Clermont. Un challenge qui n’effraie pourtant pas Bertrand Guiry : « On s'en fout que ce soit Clermont où une équipe moins armée, poursuit le troisième ligne. Au moins, on n'aura pas le spectre d'une défaite qui serait dramatique puisqu'on ne part pas favori mais outsider. C'est une équipe qui impose un gros rythme, c'est toujours très dur physiquement. On fera ce qu'on pourra, mais en étant déterminé à obtenir un résultat. » Sous peine de replonger une saison de plus dans la crise.

Stade Toulousain : Des retours à l'entrainement



Romain Millo-Chluski, Gillian Galan, Vasil Kakovin, Yann David et Yves Donguy ont repris lundi l'entraînement avec le Stade Toulousain. Touchés contre Mont-de-Marsan, Clément Poitrenaud et Luke McAlister étaient eux absents.

Cinq joueurs du Stade Toulousain sur le chemin du retour. Victime de douleurs à une épaule et forfait pour la reprise du championnat, Romain Millo-Chluski était présent à l’entraînement lundi. Eloigné des terrains en raison d’une subluxation du péroné droit, Gillian Galan était lui aussi de retour, comme Vasil Kakovin, recruté à l’intersaison en provenance de Brive. En délicatesse avec ses adducteurs, Yann David était sur le terrain d’entraînement annexe lundi, avec Yves Donguy, touché à une cuisse et forfait pour les deux premières rencontres de Top 14. Blessé longue durée, Jaba Bregvadze et Maxime Médard sont eux toujours en phase de convalescence.

Par ailleurs, Clément Poitrenaud et Luke McAlister étaient ménagés lundi à l’entraînement. Touchés contre Mont-de-Marsan samedi dernier, le premier au petit orteil du pied droit et le second au mollet droit, ils étaient préservés par le staff.

lundi 27 août 2012

Quesada frustré



Gonzalo Quesada, la frustration prédomine-t-elle suite à défaite de votre équipe contre Toulon samedi (21-23) ?
Forcément. On croit avoir fait le nécessaire au niveau de jeu, avoir bien préparé le match. On savait qu’on était face à une grande équipe, étiquetée comme celle du moment. On a été capable de mettre notre jeu en place, de dominer une bonne partie du match, de les mettre à la faute, d’enchaîner des beaux temps de jeu et de gagner quelques duels. C’est vraiment frustrant de mériter cette victoire et de ne pas l’avoir au bout. Est-ce encore un manque d’expérience ? Cette défaite va-t-elle nous servir de leçon ? Je l’espère.

Comment expliquez-vous les deux premiers matchs très différents de votre équipe en ce début de saison ?
A Agen, on n’a pas fait un bon match et on a gagné (20-24). Ce n’était pas très satisfaisant. Aujourd’hui, j’ai envie d’être plus positif parce qu’on est seulement au deuxième match de la saison. Si on est capable de garder ce qu’on a fait aujourd’hui comme base de jeu, je suis assez confiant pour le reste de la saison. Je reste positif.

« Ça se joue tellement sur des détails que tout compte »

Avez-vous le sentiment d’avoir donné le match aux Toulonnais ?
Oui, sauf sur cet essai en première main très bien joué, même si on, fait une petite faute défensive. C’est frustrant de donner les points à l’adversaire. Ils ont de belles individualités. C’est sûr que si on fait deux-trois cadeaux par match, ça peut coûter cher. Je ne veux pas parler de l’arbitrage, mais il y a des fautes et des situations qui se sont passés à la mi-temps que je n’ai comprises. Je ne veux pas rentrer là-dedans mais ça se joue tellement sur des détails que tout compte. Je suis assez satisfait de la performance des joueurs, même si à chaud, ça fait très mal.

Pourquoi avoir changé de buteur en deuxième période, Gaëtan Germain prenant la responsabilité de frapper les pénalités à la place de Jonathan Wisniewski ?
On aurait peut-être dû le faire sur celle d’avant aussi. Sur un plaquage, Jonathan Wisniewski se tord la cheville. Juste après, sur la dernière action de la première mi-temps, on rate cette pénalité et il n’était pas bien. Il avait un gros strap donc on a décidé de ne pas risquer qu’il tape. On a passé le relais à Gaëtan, qui est un autre très bon buteur.

Craignez-vous une éventuelle citation de Dimitri Szarzewski ? Bernard Laporte a déclaré qu’il n’hésiterait pas à porter réclamation si son geste sur Chris Masoe s’avérait volontaire…
J’ai entendu qu’il était entré à la mi-temps pour parler nerveusement à l’arbitre. C’est ce qu’on m’a dit. Je n’ai pas assez d’infos. Je n’ai aucune idée, je n’ai pas vu les images, donc je ne vais pas trop m’aventurer à répondre. Pour l’instant, très franchement, je suis très focalisé sur ce qu’on a fait. Il y a de quoi être satisfait et fier de ce qu’on a mis sur le terrain, même s’il faut encore travailler pour savoir pourquoi on n’a pas gagné.

L'analyse de Landreau après Castres




Fabrice Landreau, comment analysez-vous la défaite de vos hommes samedi sur la pelouse de Castres (30-13) ?
Au cours de la première mi-temps, on n’a pas eu suffisamment de munitions. On a été trop attentiste, trop spectateur. On n’a malheureusement pas été assez souvent dans le camp castrais, alors qu’on avait l’appui du vent. On a été trop maladroit en conquête. Que ce soit en touche ou en mêlée, on a été énormément sanctionné, on a commis beaucoup de maladresses. On n’a pas pu lancer le jeu, on ne s’est nourri que de quelques miettes. Ensuite, dès que les cartons ont commencé à pleuvoir, ça a été vraiment difficile. On a fait comme on a pu. On a essayé de mettre les barbelés. On s’est mis énormément à la faute, on a été logiquement sanctionné par des essais de pénalités et par les Castrais, qui nous ont mis à mal pendant 78 minutes.

Votre essai à la dernière seconde vous permet de quitter le terrain la tête haute…
Oui, mais les Castrais sont réduits à quatorze, donc ça nivelle un peu les valeurs. On a montré de l’orgueil, on a essayé d’aller au bout de nous-mêmes, pour ne pas avoir de regrets. On en a forcément, parce qu’on a vraiment l’impression d’être passés à côté de notre match, notamment en conquête. On n’a pas pu se donner quelques munitions pour essayer de provoquer un peu Castres. Ça a été un match plutôt tranquille pour les Castrais. Cet essai récompense tout le sacrifice de l’équipe parce ça a vraiment été compliqué ce soir (samedi).

Quel est votre plus gros regret sur cette rencontre ?
C’est d’avoir été tant dominés en conquête. On s’est mis trop souvent à la faute, trop facilement, sur des petits riens : des mauvais replacements, des départs hors-jeu, des plaquages manqués ou des plaquages hauts. Ce sont des choses qu’on aurait pu éviter. Ça ne pardonne pas à ce niveau-là. Castres est une équipe bien rôdée, qui met beaucoup de mouvement. On a été justement puni et on ne s’en sort pas trop mal. Si on n’avait pas fait corps tous ensemble, on n’aurait peut-être pu encaisser un ou deux encaissés supplémentaires.

« Si les autres matchs ressemblent à ça, ce sera compliqué moralement »

Avez-vous le sentiment d’être entrés pleinement dans le Top 14 avec ce déplacement chez un candidat déclaré au titre ?
Déjà à Bordeaux, quand vous faites l’analyse du match, on se fait franchir quatorze fois et on rate 41 plaquages. Il ne faut pas se prendre pour d’autres. C’est un apprentissage difficile mais nécessaire. On doit gommer pas mal de petites imperfections, être moins attentistes et plus vigilants. Il faut s’économiser un peu plus, on a des courses qui ne sont pas forcément bonnes, on vient où il ne faut pas. On a besoin de s’observer, d’analyser ces matchs et de prendre la mesure de ce qui nous sépare des meilleurs.

Avez-vous beaucoup appris sur ce match ?
Déjà la semaine dernière, on a beaucoup appris. Il y a un peu moins de plaquages manqués, c’est pas mal. En revanche, la semaine dernière, on avait été quasiment parfait sur la touche et la mêlée. Aujourd’hui, ça a été un désastre. C’est difficile d’essayer de mettre son jeu en place lorsqu’on n’a pas un ballon. On a été approximatif tout le temps. C’est frustrant pour toute l’équipe, par rapport au travail mis en place dans la semaine. Mais c’est un passage obligé, ça nous montré qu’il faudra être encore plus précis. Retenons simplement ce qui a été bon, c’est-à-dire les deux dernières minutes, pour rebondir la semaine prochaine.

Vous allez aborder vos deux premières rencontres à domicile, contre le Stade Français puis Mont-de-Marsan. Ce sera peut-être un premier tournant dans votre saison…
C’est important, bien sûr. On va essayer de bien récupérer et puis, on aura le premier rendez-vous à Lesdiguières vendredi, avec donc deux journées en moins d’entraînement. Il va falloir qu’on aille à l’essentiel et qu’on garde cet état d’esprit. Aujourd’hui, ce qui a été positif, c’est l’état d’esprit jusqu’à la dernière seconde. On a été chercher cet essai avec le cœur et les tripes. Même en grande difficulté, on n’a pas lâché, même si on a cédé à trois reprises sur notre ligne de but. Mais après, on s’est bien accroché, on s’est vraiment sacrifié. Mais ça ne suffira pas. Il reste encore beaucoup de matchs et si les autres ressemblent à ça, ce sera compliqué moralement.

Pour un promu, le maintien passe souvent par un excellent parcours à la maison…
Oui, c’est presque une évidence. On a juste envie de voir comment on va digérer notre déplacement et comment on va rentrer à Grenoble. On va essayer de tout mettre en œuvre pour être plus entreprenants contre le Stade Français vendredi soir.

vendredi 24 août 2012

UBB - USAP : Les liens streaming



En match avancé de la seconde journée du Top14, l'Union Bordeaux-Bègles affronte ce soir à André Moga l'USAP, le match débutera à 20h50 et sera arbitré par M. Laurent Cardona.
Retrouvez les liens streaming pour suivre ce match ci dessous !


En attendant ce match retrouvez les interviews d'avant match : 



Débat Midol : La ProD2 en danger?



Canal+ ayant racheté les droits TV de la Ligue 1 a obligé le Top 14 et la LNR a deplacé les affiches du samedi après midi à 15 heures au lieu de 16h30 habituellement et 18h30 pour les autres rencontres. Midi Olyumpique se pose la question si cela n'est il pas préjudiciable au championnat de ProD2 ?
Réponse ci dessous :

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Des consultants et manager apportent leurs réponses : 


Et vous qu'en pensez vous? Laissez vos réactions dans la section commentaires ci dessous ! 


L'UBB affronte l'USAP : analyse d'une rencontre déjà cruciale


Nous sommes seulement qu'au début du championnat et cette rencontre s'annonce déjà cruciale pour l'UBB qui connaît un début de saison "catastrophique" (ce soir sur C+ liens streaming à retrouver sur le blog dans l'après midi)

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Présentation de la 2ème journée


Midi Olympique nous présente la deuxième journée match par match, voici les articles ci dessous :

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Les enjeux et statistiques de cette deuxième journée : 




Plisson veut s'imposer à l'ouverture



Pur Parisien, formé à Boulogne-Billancourt avant de rejoindre le Stade Français, Jules Plisson souhaite se faire une place dans le groupe professionnel cette saison. Il sait qu'il aura sa chance s'il fait ses preuves sur le terrain.


Jules Plisson, avez-vous le sentiment que le Stade Français a réussi un départ idéal avec sa victoire contre Montpellier samedi dernier (32-16) ?
Je ne suis pas sûr que ce soit le départ idéal mais c’est positif pour la suite de la saison. On a fait une première mi-temps pas terrible. On a su réagir en deuxième, sans se mettre la pression et sans avoir peur de perdre le premier match à domicile.

Cette entame poussive était-elle liée au stress d’une première à ne pas manquer devant votre public ?
C’était important forcément, parce que c’était un concurrent direct pour la qualification. On voulait surtout rester invaincu à domicile, comme on l’a été la saison dernière. A nous de remporter tous les matchs à domicile et d’aller chercher des points à l’extérieur, qui nous permettront de nous qualifier à la fin du championnat. C’est ce qui nous a manqué la saison dernière.

Avez-vous essayé d’adapter votre préparation pour aborder différemment les rencontres en déplacement ?
Non, il faudra juste être très bon en défense et ne pas faire de fautes. Il faudra prendre les points quand il faut les prendre et respecter le projet de jeu. Mais le gros point que l’on veut améliorer cette année, c’est la défense. C’est avec elle qu’on va récupérer des ballons et qu’on va pouvoir mettre notre jeu en place. La saison dernière, on jouait à l’extérieur comme on le faisait à domicile. Ça ne marchait pas. A domicile, toutes les équipes veulent gagner, donc c’est d’autant plus difficile d’imposer son jeu.

Comment abordez-vous le déplacement à Bayonne samedi ?
La pression est sur les Bayonnais, parce qu’ils ont perdu leur premier match à domicile. Mais on y va dans l’espoir de faire un résultat. On en a besoin et ce serait bien de confirmer notre bon résultat de la semaine dernière. On se souvient que la saison passée, on avait mis quarante points à Bordeaux au premier match (41-20) et on en avait pris 35 à Castres lors de la deuxième journée (35-10). On va essayer de respecter notre plan de jeu, de mettre en place notre en défense. En fonction de ça, on verra ce qu’il se passe à la fin.

« Il y a vraiment une grosse concurrence à tous les postes »

Vous êtes entré en jeu pour les trois dernières minutes de la rencontre. Comment avez-vous géré le fait de devoir entrer sur ce court laps de temps ?
C’est bizarre d’entrer à la fin. On attend pendant toute la partie. On ne sait pas quand on va entrer, on n’a pas d’indications des entraîneurs. C’est compliqué. Mais quand on entre, on essaie d’apporter notre petit truc à l’équipe. Je suis entré avec Jérôme Fillol. On était tout content mais on était un peu déçu de jouer aussi peu.

Vous vous êtes imposé progressivement dans le groupe professionnel au cours de la saison passée. Sentez-vous la confiance de vos entraîneurs pour ce nouvel exercice ?
J’ai certes fait mes preuves la saison dernière, notamment lors du match à Toulon (ndlr : il avait inscrit 19 points à Mayol en demi-finales du Challenge européen). Mais chaque année est différente. A moi de faire de bons matchs cette année. Si ça se passe bien, j’aurai plus de temps de jeu. Les entraîneurs font confiance aussi bien aux jeunes qu’aux plus vieux. Ils veulent bâtir autour de jeunes issus du club et de cadres de l'équipe. C'est à moi de prouver à chaque apparition que je peux avoir ma place dans l'équipe.

Quelle différence ressentez-vous dans le management par rapport à la saison dernière ? 
La différence, c’est surtout que les entraîneurs ont remis les compteurs à zéro pour tout le monde. Si on fait des bons matchs, on jouera. Si on en fait des mauvais, on devra prouver à l’entraînement qu’on mérite de jouer. Ça a été le leitmotiv et le discours principal du début de saison. Tout le monde est à zéro, internationaux ou pas. Ça a créé une concurrence dans l’équipe qu’il n’y avait pas forcément l’année dernière. Il y a vraiment une grosse concurrence à tous les postes.

Avez-vous ressenti cette émulation au cours de la préparation ?
Déjà, on est parti une semaine en stage à Soustons. Ça a permis au groupe de se connaître un peu plus, notamment avec les nouveaux. Après, on est quand même parti deux semaines en Argentine, coupés du monde et loin de nos familles, pour créer une osmose dans le groupe. Ça a été le cas, avec la victoire contre les Pumas.

« Contepomi ? Un mec que je suis très content d’avoir à mes côtés »

Pierre Rabadan évoquait la semaine passée son plaisir de retrouver les stages d’avant-saison et estimait que le staff avait eu raison de réinstaurer cela cet été. Quel est votre avis ?
Le problème des saisons précédentes est qu’on faisait les mêmes stages chaque année. Là, le fait de partir en Argentine nous a permis de vivre H24 (sic) ensemble et de partager des moments qu’on n’aurait jamais partagés avant. Ça a soudé le groupe. C’est peut-être bête à dire, mais la défense au rugby, c’est faire confiance à son coéquipier. Que tu sois jeune ou plus vieux, il faut faire confiance au mec à côté de toi. On ne se connaissait peut-être pas assez, que ce soit avec les nouveaux ou les nombreux étrangers arrivés la saison dernière. On sent vraiment que tout le monde veut travailler dans le même sens. On espère que ça va porter ses fruits.

Vous évoluez au même poste que Felipe Contepomi. Ça doit être un super modèle pour vous au quotidien…
C’est sûr. Il a beaucoup de sélections avec l’équipe d’Argentine. Vu ce qu’il a fait pour le rugby en général, c’est assez impressionnant de s’entraîner à côté de lui. Je m’inspire de ce qu’il fait et je discute beaucoup avec lui, sur la façon de gérer un match. Il est vachement à l’écoute, il me parle beaucoup, il m’explique. C’est un mec que je suis très content d’avoir à mes côtés.

Natif de Neuilly-sur-Seine, formé à Boulogne-Billancourt, avez-vous particulièrement à cœur de vous faire une place à Paris ?
J’ai envie de m’imposer dans ce club. Il m’a formé et je trouve ça beau de pouvoir y évoluer, peut-être même pour toute ma carrière. Je vais tout faire pour aider le club et le faire progresser. En tant que joueur issu de la formation du club, c’est encore plus beau. Y avoir tout fait, arriver en équipe première et s’imposer, ce serait bien.

Après des saisons agitées dans les coulisses, avez-vous accueilli avec soulagement l’été plus calme que vient de vivre le Stade Français ? 
Il y a eu un apaisement au niveau du club. Le fait que des anciens joueurs reviennent pour entraîner, ça montre que le club recherche une stabilité et des personnes qui le connaissent par cœur. Ils savent que le rugby à Paris, ce n’est pas comme en province ou dans le Sud-Ouest. C’est vraiment particulier.

Rugby365.fr

Lesgourgues le nouveau Yachvili?



En l'absence de Dimitri Yachvili pour les trois prochains mois, Yann Lesgourgues, pur produit de la formation basque, prendra les clés du jeu de Biarritz. L'occasion pour lui d'engranger de l'expérience et de confirmer son excellente préparation.

Trois mois d’indisponibilité pour Dimitri Yachvili. Le verdict est tombé mardi et a douché l’enthousiasme dans l’environnement du Biarritz Olympique, vainqueur avec le bonus offensif de son premier match de championnat contre Mont-de-Marsan (35-10). Opéré d’une hernie discale, le demi de mêlée international français manquera une dizaine de rencontres de Top 14 et le début de la phase de poules de la H Cup. « C’est un coup dur, reconnaît Yann Lesgourgues sur le site officiel du club basque. On sait tous ce qu’amène Dimitri à l’équipe. Il va se faire opérer, donc il faudra faire avec et travailler sans lui. » Consciente de l’impact de l’absence du maître à jouer de sa formation, la doublure attitrée du « Yach’ » se veut néanmoins résolument optimiste pour l’avenir. « C’est une pièce importante au sein de l’équipe. Après, je pense aussi qu’il y a plusieurs atouts dans le groupe. Au regard des matchs amicaux et de cette première rencontre contre Mont-de-Marsan, on doit trouver des éléments de satisfaction. »

S’il ne l’avouera jamais publiquement, Lesgourgues en fait partie. Entré timidement dans le groupe professionnel ces deux dernières années et souvent pointé du doigt pendant les absences de Yachvili la saison passée, il s’est affirmé en numéro 9 durant la préparation estivale. Il a activement participé aux trois succès en amical et a convaincu ses entraîneurs de ne pas faire appel à un joker médical. « Yann a passé un cap, se félicite Jack Isaac dans les colonnes de Sud-Ouest. Il a gagné énormément en maturité et en expérience. Il n'a pas le bagage technique de Dimitri et ses choix de jeu n'ont pas la même justesse, mais c'est un joueur complet et il a appris à mieux gérer les temps forts et les temps faibles. » Secondé par Luix Roussarie, voire par le polyvalent Julien Peyrelongue, Lesgourgues devra prendre ses responsabilités. Mais il ne s’enflamme pas. « On ne va pas se prendre la tête. On prend les matchs les uns après les autres et surtout collectivement. On travaille ensemble et on ne va pas penser qu’à soi. »

Auteur de quinze apparitions en Top 14 la saison passée, dont onze comme titulaire, le Bayonnais de naissance et Biarrot de formation a déjà eu l’occasion d’engranger de l’expérience. Mais toujours pensionnaire du centre de formation, il sait qu’il doit encore mûrir. « Je n’ai pas encore passé le cap professionnel, mais je ferai tout pour réussir à le faire. Les choses sont bien aménagées pour nous dans la semaine. C’est vrai que c’est difficile de concilier le sport et les études, mais on sait que le rugby ce n’est pas éternel et les études sont là pour ça. » Bien dans ses baskets, Lesgourgues aborde le déplacement à Agen samedi avec envie. « Nous sommes en confiance. Surtout que collectivement, ce qu'on a montré (contre Mont-de-Marsan) est très positif. » Le nouveau taulier du BO reste néanmoins lucide et craint cette équipe du SUA. « Ce sera un match piège parce qu’Agen a perdu à domicile. Ils vont être assez énervés et vont vouloir se rattraper. Ça risque d'être un match assez tendu. On les a battus (42-7) en amical, mais ce sont des contextes complètement différents. » Surtout pour lui, désormais un titulaire à part entière.

jeudi 23 août 2012

Pas de remplaçant pour Yachvili



Dans les colonnes de Sud-Ouest, Jack Isaac, entraîneur des arrières du Biarritz Olympique, assure que le club basque ne songe pas à engager un joker médical pour pallier la blessure de Dimitri Yachvili et compte sur Yann Lesgourgues pour les trois prochains mois.

Les clés du jeu de Biarritz confiées à Yann Lesgourgues. Si Dimitri Yachvili devrait être absent des terrains entre deux et trois mois après avoir été opéré d’une hernie discale, le BO ne devrait pas faire appel à un joker médical pour pallier la blessure de l’international français. Comme l’indique Jack Isaac dans les colonnes de Sud-Ouest, le club basque compte sur Lesgourgues pour le suppléer. « Yann a passé un cap, se félicité l’entraîneur des arrières de Biarritz. Il a gagné énormément en maturité et en expérience. Il n'a pas le bagage technique de Dimitri et ses choix de jeu n'ont pas la même justesse, mais c'est un joueur complet et il a appris à mieux gérer les temps forts et les temps faibles. » Luix Roussarie et Julien Peyrelongue pourront aussi couvrir le poste de demi de mêlée.

Le Stade Français avec des chômeurs de Provale



Que va faire le Stade français à Londres à deux jours d'un match de Top 14 à Bayonne? La programmation de ce match amical a de quoi étonner mais va permettre à des joueurs au chômage de disputer une rencontre contre une formation de standing européen, les Saracens. Le syndicat Provale les a mis en relation avec l'équipe parisienne. "Le Stade français avait organisé ce match depuis longtemps, explique Victor Paquet, ancien Toulousain. Ils ont complété leur effectif avec nous puisqu'ils jouent dans deux jours en championnat". Lui, Quentin D'Aram (ex-La Rochelle), Yannick Ngog (ex-Carcassonne), Olivier August (ex-Dax) et Thomas Sourice (ex-Toulon et Aix-en-Provence) sont heureux de pouvoir faire ce déplacement malgré les perspectives peu favorables. "Je suis super content de jouer contre une équipe de niveau-là, confie Thomas Sourice. Je le prends comme une chance pour moi, dans ma préparation. Après, j'ai des doutes que cela m'aide à trouver un club vu la faible médiatisation du match. Je ne vais sûrement jouer que quarante minutes donc pour rebondir, c'est difficile."
Un avenir en pointillés
Ces joueurs, au parcours tortueux, ne se font pas trop d'illusion mais c'est l'occasion de s'étalonner. Par exemple, Thomas Sourice, à 28 ans, est déjà satisfait de retrouver d'anciens coéquipiers telsPaul Sackey ou Felipe Contepomi qu'il a côtoyés à Toulon. Cette saison, il va s'entraîner avec Aix sous une licence amateur et jouer avec des amis à Saint-Raphaël. Pour le plaisir, avant de se lancer dans un projet personnel. "En janvier, j'ai envie de partir en Nouvelle-Zélande, en amateur. D'anciens partenaires toulonnais peuvent m'aider en ce sens." Victor Paquet s'entretient, lui, seul, dans les Ardennes où vit sa famille. Et a visiblement des fourmis dans les jambes. "Cela fait plaisir de rejouer un peu après toutes ces semaines sans club, sans match. Quelques équipes m'avaient contacté mais n'avaient pas pu me prendre, faute d'argent."
L'ancien Toulousain de 22 ans a joué en Espoirs avec Quentin D'Aram, qui vient de s'engager avec Castanet (Fédérale1). "Ce n'est pas très marrant d'être dans cette situation mais ça fait du bien de revoir Quentin et de rencontrer Yannick, Olivier et Thomas", livre-t-il. Ils seront les coéquipiers d'un soir de Nicolas Bézy et Hugo Bonneval, également convoqués pour cette rencontre. En attendant mieux: "On patiente pour trouver un club. Il faut se tenir prêt au cas où des clubs ont des blessés. On ne sait jamais..."